Les Dix Arpents : récit d’un quartier oublié
Aller là où la politique ne va plus
Ce vendredi 6 février marque le début de notre démarche spécialement dédiée au quartier des Dix arpents. Nous avons démarré notre tournée spontanément, sans discours préparé, simplement avec une volonté : voir, écouter, comprendre.
Ici, la politique ne se vit plus dans les urnes ni dans les promesses. Elle se vit dans le quotidien, souvent dans le silence.
Les Dix Arpents ne sont pas un quartier “en crise ” mais bien un quartier oublié.
A l’écart des investissements publics
Dès l’arrivée, le constat est visible — et photographiable.
Espaces publics peu entretenus
Urbanisme figé, parfois dégradé
Absence de projets structurants récents
Rien de spectaculaire, mais une accumulation de petits renoncements : le temps semble s’être arrêté pendant que d’autres quartiers évoluaient.
Ce manque d’investissement n’est pas neutre : il envoie un message. Celui d’un quartier qui ne compte plus dans les priorités municipales.
Deux élections municipales, et le même sentiment d’abandon
Les habitants le disent sans colère excessive, mais avec lassitude :
depuis deux élections municipales, rien n’a réellement changé.
Peu de présence visible des élus
Peu de suivi des engagements annoncés
Peu de dialogue durable avec les habitants
La mairie est perçue comme lointaine, parfois indifférente.
Certains habitants du quartiers le soulignent , comme Abdoulaye, 28 ans : “vous êtes présents avant les élections puis on ne vous revoit plus jusqu’aux prochaines”.
L’emploi : des promesses répétées, jamais concrétisées
Lors des campagnes passées, les promesses d’emploi et de dynamisation économique ont été nombreuses.
Sur le terrain, leur traduction est quasi inexistante.
Peu de nouvelles opportunités locales
Peu d’accompagnement visible
Peu de relais entre discours et réalité
Ce décalage a laissé une trace profonde : la parole politique n’est plus crédible ici.
Témoignage désabusé de Karim, 42 ans : « Il y a une dizaine d’années, le maire m’avait demandé de lui transmettre mon CV, laissant entendre qu’une opportunité en mairie pourrait exister. Depuis, je n’ai jamais eu de retour. Aujourd’hui, je constate que de nombreux agents municipaux ne sont pas originaires d’Eragny, ce qui interroge : ne faudrait-il pas davantage valoriser les compétences locales ? »
Désillusion démocratique : quand on ne vote plus parce qu’on ne compte plus
L’un des constats les plus frappants concerne la participation électorale.
Peu d’habitants inscrits sur les listes
Abstention massive
Désintérêt marqué pour la politique locale
Ce désengagement n’est pas un rejet idéologique.
C’est une réaction logique : pourquoi voter quand rien ne change ?
L’équation politique est simple : moins d’inscrits → moins d’intérêt politique → moins d’investissements → encore moins d’inscrits.
Les Dix Arpents sont devenus un quartier électoralement invisible.
Ce que nous avons entendu : pas de colère, mais une attente
Contrairement aux clichés, les habitants ne réclament pas des miracles.
Ils demandent :
de la considération,
de la présence,
de la cohérence entre paroles et actes.
Ils ne demandent pas à être “aidés”, mais reconnus comme citoyens à part entière.
C’est ici que Nouvelle Génération se distingue : la politique ne commence pas dans les bureaux, mais sur le terrain.
Redonner une place à ceux qu’on n’écoute plus
Notre passage aux Dix Arpents n’est pas un coup médiatique.
C’est un point de départ.
Ce quartier n’est ni condamné ni marginal.
Il est simplement en attente d’une politique qui assume ses responsabilités, qui investit équitablement, qui respecte ceux qui sont restés quand d’autres regardaient ailleurs.
Nouvelle Génération fait un choix clair :
Aller là où la politique a déserté,
Redonner une voix à ceux que l’on n’écoute plus
Rompre avec une logique où seuls les quartiers “rentables électoralement” comptent.
Les Dix Arpents méritent mieux que l’oubli. Ils méritent une politique adulte, responsable et présente.