Remettre la responsabilité individuelle au cœur du contrat social
Il y a 264 ans, Rousseau posait les bases du contrat social, rappelant qu’aucune société libre ne peut exister sans engagement des citoyens.
Depuis plusieurs décennies, le contrat social français repose sur une promesse généreuse : protéger chacun face aux aléas de la vie. Cette promesse est légitime. Mais à force d’avoir été pensée presque exclusivement sous l’angle des droits, elle s’est progressivement déséquilibrée.
Aujourd’hui, une question s’impose, sans idéologie ni provocation : peut-il exister une solidarité durable sans responsabilité individuelle ?
Pour Nouvelle Génération, la réponse est claire : NON. Et il est temps de le dire sereinement.
Un contrat social déséquilibré
La France n’a jamais autant protégé, aidé, accompagné. Pourtant, le sentiment de déclassement progresse, la défiance envers les institutions s’accroît et la cohésion nationale s’effrite.
Ce paradoxe révèle une faille profonde :
un système qui protège sans toujours responsabiliser finit par fragiliser ce qu’il cherche à défendre.
Lorsque les droits ne sont plus clairement liés à des devoirs, le contrat social cesse d’être un pacte collectif pour devenir une relation passive entre l’individu et l’État. Ce glissement nourrit à la fois la frustration de ceux qui contribuent et l’isolement de ceux qui dépendent durablement du système.
Responsabilité individuelle : une notion injustement caricaturée
Parler de responsabilité individuelle n’est ni un appel à la dureté, ni un renoncement à la solidarité.
C’est au contraire une condition de sa survie.
Être responsable, ce n’est pas être laissé seul.
C’est être considéré comme un acteur, capable de progresser, de contribuer, de se relever avec un cadre juste.
Pour Nouvelle Génération, la responsabilité individuelle signifie :
encourager l’autonomie plutôt que la dépendance,
valoriser l’effort sans nier les difficultés réelles,
accompagner sans infantiliser.
Droits et devoirs : réconcilier liberté et exigence
Une société libre repose sur un équilibre simple mais exigeant :
plus les droits sont forts, plus les devoirs doivent être clairs.
Remettre la responsabilité individuelle au cœur du contrat social, c’est :
rappeler que la solidarité nationale repose sur la contribution de chacun,
refuser l’idée que l’État puisse tout faire à la place des citoyens,
redonner du sens à l’engagement civique, professionnel et social.
Ce n’est pas un retour en arrière. C’est une mise à jour nécessaire de notre modèle social face aux défis contemporains.
Une solidarité active, pas un assistanat passif
La solidarité doit protéger ceux qui en ont besoin sans enfermer dans une situation durable de dépendance.
Cela implique :
des aides mieux ciblées,
des parcours d’accompagnement clairs,
une incitation réelle à la formation, à l’activité, à l’engagement citoyen lorsque cela est possible.
Aider, ce n’est pas seulement donner.
C’est permettre de reprendre prise sur sa vie.
Responsabilité et cohésion nationale
Une société où chacun se sent responsable de ses actes, de son environnement et de la communauté est une société plus apaisée.
La responsabilité individuelle renforce :
le respect des règles communes,
la confiance entre citoyens,
la légitimité de l’action publique.
Elle est un facteur de cohésion, pas de division.
Un choix de maturité collective
Remettre la responsabilité individuelle au cœur du contrat social, ce n’est pas opposer les Français entre eux.
C’est au contraire les réunir autour d’un principe adulte, juste et durable.
Pour Nouvelle Génération, l’avenir ne se construira ni par la démagogie, ni par la brutalité, mais par une politique qui assume pleinement cette vérité :
Il n’y a pas de liberté sans responsabilité
Il n’y a pas de solidarité sans engagement
Il n’y a pas de République vivante sans citoyens acteurs
C’est ce cap que nous proposons.