Redonner au pouvoir local la place qu’il mérite

On demande toujours plus aux communes. Mais on leur donne toujours moins de marges de manœuvre.

La vérité, c’est que la commune est devenue le premier rempart du quotidien, sans disposer des leviers correspondants. Sécurité, écoles, propreté, tranquillité publique, aide sociale, accompagnement des personnes âgées, gestion des tensions locales : tout converge vers la mairie. Pourtant, les décisions structurantes sont souvent prises loin du terrain.

Une centralisation qui fragilise les budgets locaux

Depuis des années, l’État transfère des compétences vers les communes sans transférer les moyens correspondants. Dans le même temps, les dotations baissent ou stagnent, alors que les charges augmentent mécaniquement.

Prenons des exemples concrets :

  • Les normes nationales imposent des travaux lourds aux communes (écoles, bâtiments publics, accessibilité, performance énergétique), souvent dans des délais courts, sans financement intégral.

  • La fiscalité locale est encadrée, parfois figée, alors que les dépenses explosent. Résultat : les communes doivent arbitrer entre investir, maintenir les services ou augmenter la pression fiscale — un choix toujours injuste pour les habitants.

  • Les décisions budgétaires de l’État (inflation, énergie, revalorisations salariales nationales) impactent directement les finances communales, sans compensation réelle.

La commune paie, mais ne décide pas.

De nouvelles dépenses, de nouveaux besoins

La réalité du terrain a profondément changé. Les communes doivent aujourd’hui répondre à des besoins qui n’existaient pas, ou peu, il y a quinze ou vingt ans :

  • Sécurité du quotidien : vidéoprotection, éclairage intelligent, médiation, prévention, coordination avec les forces de l’ordre.

  • Numérique et nouvelles technologies : cybersécurité des systèmes municipaux, dématérialisation des services, protection des données des habitants, équipements informatiques dans les écoles.

  • Vie sociale et cohésion : accompagnement des familles monoparentales, isolement des personnes âgées, difficultés psychologiques chez les jeunes, tensions communautaires.

  • Transition écologique imposée : nouvelles obligations énergétiques, gestion des déchets, mobilités, souvent décidées sans tenir compte des capacités financières locales.

Ces dépenses sont légitimes. Mais elles ne sont pas neutres. Elles pèsent lourdement sur les budgets communaux, surtout pour les villes moyennes qui ne bénéficient ni des moyens des grandes métropoles, ni de la souplesse des petites communes rurales.

Des maires en première ligne, sans pouvoir réel

La vérité, c’est que les maires et les équipes municipales sont devenus les visages visibles de décisions qu’ils n’ont pas prises.
Ils doivent expliquer des règles incompréhensibles, gérer des colères légitimes et absorber des dysfonctionnements venus d’en haut.

Cette situation alimente la défiance envers la politique locale, alors même que la commune reste l’échelon de confiance des citoyens.

Ce que propose Nouvelle Génération

Nouvelle Génération défend une idée simple : une commune forte, responsable et respectée.

Nous portons plusieurs axes clairs :

  • Plus de liberté locale : permettre aux communes d’adapter certaines normes nationales à leur réalité concrète.

  • Une compensation financière réelle lors de tout transfert de compétences.

  • Une vision lucide du numérique : investir dans les technologies utiles, mais sans gadget ni dépendance excessive à des solutions imposées.

  • Un État partenaire : dialogue, confiance, respect du terrain.

  • La transparence vis-à-vis des habitants : dire ce qui relève de la commune et ce qui dépend de l’État, sans mensonge ni défausse.

Redonner de la force à la commune, ce n’est pas affaiblir l’État. C’est réparer un système aujourd’hui déséquilibré, rapprocher la décision du citoyen et rendre l’action publique plus efficace.

À Éragny, nous refusons la résignation.
Nous croyons que le bon sens local, la responsabilité et le courage politique peuvent encore faire la différence.

Précédent
Précédent

Focus sur nos quartiers : village 2

Suivant
Suivant

2026, construisons ensemble l’avenir d’Éragny